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Les recettes pétrolières et minières devraient stimuler la croissance économique et le développement social dans les pays en développement. Pourtant, dans de nombreux pays africains riches en ressources naturelles, l'absence d'obligation de rendre des comptes et le manque de transparence dans la gestion de ces recettes exacerbent la mauvaise gouvernance et alimentent souvent les cycles de corruption, conflits et pauvreté. Alors que la communauté internationale est à la recherche de solutions pouvant servir d'alternative aux ressources pétrolières du Moyen Orient et que de nouvelles réserves commencent à être exploitées, il est attendu que les recettes pétrolières africaines croissent dans les décennies à venir. Certains pensent que les économies trop dépendantes de leur richesse pétrolière favorisent les gouvernements autoritaires plutôt que les démocraties.
Pour relever ce défi, des associations de la société civile, des réformateurs au sein des pouvoirs publics et des représentants de la communauté internationale exercent des pressions croissantes sur les gouvernements d'un certain nombre de pays d'Afrique subsaharienne afin que ceux-ci se montrent plus transparents et plus comptables de leurs actes. Ces tendances réformistes doivent s'appuyer sur un savoir faire et des outils adaptés permettant de lutter contre la corruption croissante dans les démocraties riches en ressources naturelles et de combattre les régimes autoritaires cherchant à asseoir davantage leur pouvoir. Des initiatives efficaces de transparence doivent promouvoir la coopération au-delà des appareils d'Etat et des multinationales et associer le pouvoir législatif, les partis politiques, les associations de la société civile et les médias.
Le programme du National Democratic Institute (NDI) vise à renforcer les capacités des organes du pouvoir législatif et des associations de la société civile, afin de créer et d'employer des mécanismes plus responsables et transparents susceptibles de contrôler la collecte et l'utilisation des recettes pétrolières et minières. De façon plus précise, le NDI cherche à définir et à diffuser des politiques efficaces, des stratégies, des structures et des techniques de supervision des recettes des industries extractives et à aider les réformateurs de certains pays à mettre sur pied des stratégies visant au renforcement du contrôle démocratique des recettes des industries extractives.
Au cours de la phase initiale de ce programme, le NDI évaluera les mécanismes employés par les organes du pouvoir législatifs et les associations de la société civile de l'Afrique subsaharienne en vue de promouvoir la transparence dans le secteur des industries extractives. Dans les pays où ceux-ci n'existent pas, le NDI définira les structures d'incitation et autres obstacles s'opposant à leur mise sur pied et à leur emploi. Le NDI fera ensuite connaître les résultats de cette évaluation à un public aussi vaste que possible et diffusera des informations sur des modèles législatifs, des politiques et des projets pilotes. Pour finir, l'Institut projette de sélectionner et de réunir des réformateurs de certains pays choisis (jusqu'à trois pays) afin de les aider à utiliser les résultats et conclusions de l'étude pour définir des réformes adaptées et repérer les obstacles et les mesures favorisant le contrôle public des recettes des industries extractives.
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Shari Bryan, directrice régionaleAfrique australe et orientale, à Envoyer l'email ou appelez le +1 (202) 728-5642 ou encore Grant Godfrey, chargé de programmeAfrique centrale et de l'ouest, à Envoyer l'email ou +1 (202) 728-5546.